Au lancement du Top 14 2025/2026, le RC Toulon était vu comme l’un des très sérieux outsiders. Dans le Var, certains espéraient qu’ils viennent bousculer la hiérarchie et, pourquoi pas, mettre fin à la dynastie toulousaine au Stade de France. Finalement, près de huit mois après le début des hostilités, le club du Sud-Est voit ses chances de participer à la phase finale être quasi nulles, à trois journées du terme. En cause, la défaite au Vélodrome (27-51) a enterré les derniers espoirs du RCT pour tenter d’aller chercher le Bouclier de Brennus à la fin de la saison.
Loin de Mayol, ce samedi 9 mai, les joueurs de Pierre Mignoni ont résisté vaillamment, mais le Stade Toulousain n’a pas fait dans la dentelle. Les visiteurs se sont employés à faire oublier leur défaite au Stadium contre l’ASM Clermont (24-27), au détriment de Baptiste Serin et ses coéquipiers. Même si rien n’est joué mathématiquement, il faudrait un miracle pour qu’il parvienne à terminer dans les six premières places.
Toulon et sa saison à deux visages
Pour cause, la totalité des six prétendants placés au sommet de l’élite ont remporté leurs rencontres de la vingt-troisième journée du Top 14. Ils comptent actuellement neuf points d'écart sur le dernier qualifié, l’Union Bordeaux-Bègles. De plus, cette différence pourrait atteindre la dizaine si le Racing 92 domine largement le Stade Rochelais en Île-de-France, ce dimanche 10 mai au soir. S’ils obtiennent le bonus offensif, ils piqueront la place des Girondins et mettront à l’écart leurs poursuivants.
Après une qualification inespérée en demi-finale de Champions Cup, marquée par une courte défaite au Leinster (29-25), le RC Toulon rêvait d’une fin de saison en fanfare. Cependant, les stigmates de l’hiver restent dans la peau des Varois. Bien placés dans l’élite, à la fin de l’année 2025, ils ont connu une vertigineuse dégringolade au tableau du Top 14 sur le début du nouveau calendrier civil.
Dès le 4 janvier, une cinglante défaite à La Rochelle (66-00) a mis à mal leur confiance. Après une courte victoire face au MHR à Mayol (30-27), une série de cinq matchs consécutifs sans victoire dans l'élite les a attirés en bas du classement de Top 14. Les revers sur la Rade, contre l'ASM Clermont (14-34) et le Stade Français Paris (27-46), ainsi que la désillusion à l'USAP (36-20) ont été les déconvenues les plus marquantes.
Un réveil tardif en Top 14
Désormais, les Toulonnais doivent espérer un sans-faute, avec le maximum de points à leur avantage, lors des trois dernières rencontres de Top 14. Cependant, deux déplacements, au Racing 92 et à Castres, vont rendre cette tâche bien compliquée à réaliser. À Mayol, l’Union Bordeaux-Bègles est attendue après sa finale de Champions Cup, fin mai. Néanmoins, les joueurs de Yannick Bru n’auront sans doute pas le luxe de fêter une victoire ou de regretter une défaite trop longtemps, puisque leur place en phase finale n’est pas assurée. Pour éviter une nouvelle désillusion, il vaudra mieux batailler et prendre ce que le destin a à donner.
Vraisemblablement, les Sudistes auront surtout comme objectif d’assurer la qualification en Champions Cup pour l’année prochaine. Pour cela, il faudra terminer dans les huit premières places de l’élite hexagonale. Actuellement, ils figurent sur la huitième marche de cette dernière. Ils restent sous la menace du Stade Rochelais qui doit encore jouer son affiche de la vingt-troisième journée du Top 14. Entre les Maritimes et les Méditerranéens, c’est un duel indirect qui devrait s’opérer entre deux équipes particulièrement attachées à la compétition internationale. En parallèle, Fabien Galthié doit sûrement déjà réfléchir à quels Toulonnais ils pourraient sélectionner pour le rendez-vous estival du XV de France.

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