Onze essais et des brouettes. Bien qu’elles soient à la maison, les Écossaises ont rempli leurs valises face aux joueuses de l’Hexagone. Pour la quatrième journée du Tournoi des 6 Nations féminin 2026, le XV de France a livré un sublime festival offensif en Calédonie (28-69), ce samedi 9 mai. Malgré quatre essais encaissés au Edinburgh Rugby Stadium, les Bleues restent d’assez loin la meilleure défense de la compétition. De plus, elles ont démontré une belle efficacité dans les 22 derniers mètres.
Champon, comme un symbole
En réalité, cette sortie écossaise a eu pour principal effet de conforter les Tricolores dans leur montée en puissance observée sur le printemps. Symbole de cette certitude acquise au fil des semaines, la troisième Léa Champon éclabousse les terrains du Vieux Continent de sa fougue. À l’origine d’un doublé (31ᵉ et 39ᵉ) à la fin du premier acte, l’Amazone de 23 ans continue de s’imposer dans l’effectif, sur et en dehors du terrain.
Après la rencontre, le sélectionneur du XV de France François Ratier s’est confié sur la nature de sa jeune troisième ligne. Auprès de L’Équipe, il tient les propos suivants : “C'est une leader par l'exemple. Et, c'est tant mieux parce que ça nous offre un vestiaire équilibré, avec des gens plus discrets, mais qui ne trichent jamais.” Cette observation se complète par l’apport rugbystique de la Grenobloise. “C'est quelqu'un qui est toujours dans les bons coups. Elle sait très bien se placer sur le terrain pour être là où on a besoin d'elle”, confiait la capitaine des Bleues Manae Feleu sur sa coéquipière, selon le quotidien sportif.
Un XV de France surprenant
Avant de défier les Anglaises, les Bleues se sont également rassurées sur leur capacité à marquer de bien des manières. Si la puissance leur va à ravir, avec Siobhan Soqeta, Léa Champon et Manae Feleu, les lignes arrières n’hésitent pas à faire parler la poudre. Ainsi, Léa Murie, Alexandra Chambon, Carla Arbez et Pauline Barrat y sont allées de leurs essais respectifs. Sur les onze arrivées derrière la ligne écossaise, ce ne sont pas moins de neuf rugbywomen différentes qui ont connu la Terre promise, ce samedi.
Redoutable aux quatre coins du pré, le XV de France sait désormais qu’il lui reste une ultime affiche : le Crunch. Face aux Red Roses, le titre se jouera au Stade Atlantique de Bordeaux, puisque les deux sélections n’ont perdu aucune de leurs quatre rencontres précédentes. Le Grand Chelem est en jeu, mais, comme toujours, les Tricolores ne partent pas favorites face aux Anglaises. En Gironde, le 17 mai prochain (17h45), les joueuses locales ne comptent néanmoins pas s’apitoyer sur les pronostics.
Un Crunch attendu et redouté
Contre l’Angleterre, la sélection frappée du coq veut renverser l’ordre établi. Arrivé en début d’année, le sélectionneur François Ratier veut lancer une nouvelle dynamique sur les prés européens. “Ce n’est pas non plus le « mur de l'Atlantique ». Il y a des failles. Notre job, c’est de les déceler, d’aider les joueuses à travailler sur ces failles-là et d’en profiter. J’ai confiance en notre système défensif et dans la capacité des filles à tenir la dragée haute aux Anglaises, à les mettre à mal et à les faire douter. On n’a pas le choix de toute manière”, indiquait-il en conférence de presse d’après-match, selon Rugbyrama.
Venues d’outre-Manche, les joueuses de Sa Majesté font peur. Pour cause, il s’agit de l’unique sélection féminine d’Europe à compter des joueuses pleinement professionnelles. Dans le monde du rugby de ses dames, l’Angleterre a un train d’avance. En face, les Bleues le savent, mais tentent désespérément de rompre la causalité froide amenée par cet état de fait. “C’est le champion du monde contre le quatrième : c’est Rocky III. On nous condamne à prendre une énorme branlée mais on va essayer de prouver le contraire”, ponctuait ainsi François Ratier.

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