Il soufflera sa vingt-deuxième bougie le 24 septembre prochain. Attendu depuis le tout début de sa majorité, Marko Gazzotti ne cesse de confirmer son incroyable potentiel au fil des saisons. Malgré son jeune âge, le numéro 8 compte déjà 75 matchs professionnels et quatre saisons en équipe première dans sa carrière. À un poste qui demande généralement de l’expérience, la précocité du Savoyard passionne l’Union Bordeaux-Bègles, son club, et de nouveaux intéressés.
Gazzotti, un profil rare
Le numéro 8 de l’Union Bordeaux-Bègles est au cœur du projet girondin. Avec Louis Bielle-Biarrey et Nicolas Depoortère, Marko Gazzotti représente le futur pour la direction. Afin que ce plan reste fidèle à ce qui a été imaginé, il faut cependant prolonger l’ancien du FCG. Pour cause, son contrat arrive à sa fin au mois de juin prochain. Pour les dix prochains mois, les différents clubs de Top 14 peuvent donc contacter librement le néo-international français.
De nombreux clubs aimeraient s’attacher les services du joueur, à un poste où le vivier est faible dans la formation française. Car, oui, si les flankers ne manquent pas, les troisièmes lignes centres sont bien plus rares dans l’Hexagone. Beaucoup de clubs misent alors sur des joueurs polyvalents ou des étrangers, à l’arrière de la mêlée. Ainsi, l’apport d’un numéro 8 JIFF et international français est un atout considérable, pour quasiment tous les clubs de Top 14.
Des prétendants en Top 14
Des clubs de l’élite ont bien conscience de cette situation et pourraient vouloir en profiter. Ainsi, selon les informations du Midi Olympique, le Montpellier HR s’est déjà proposé au joueur. Toutefois, le club héraultais ne semble finalement plus prêt à mettre en œuvre des moyens suffisants pour attirer Marko Gazzotti. Le club héraultais cherchait sans doute un remplaçant à Billy Vunipola. De plus, l’occasion d’aligner une troisième ligne internationale avec Lenni Nouchi paraissait attrayante.
Autres prétendants, le Racing 92 voudrait faire de Marko Gazzotti le remplaçant de Nathan Hughes. L’Aviron Bayonnais se serait également positionné pour négocier avec le joueur. Néanmoins, pour le moment, c’est bien l’Union Bordeaux-Bègles qui est le favori pour avoir le joueur dans son effectif à la rentrée 2027, après le Mondial. En effet, le joueur se plairait dans le projet et aurait la volonté de continuer à grandir en Gironde, tout en étoffant le palmarès de l’UBB.
Concurrence et salary-cap
En Gironde, tout le monde semble d’accord pour conserver cet élément important de l’effectif, du staff à la direction en passant par le joueur. Cependant, la toute nouvelle concurrence de Tom Willis, venu des Saracens, pourrait changer la donne. En effet, le troisième ligne centre de l’Angleterre signe à l’UBB dès cet été. Rapidement, s’il reproduit ses performances observées outre-Manche, il y aura sûrement un bouchon. Ainsi, il pourrait renvoyer Marko Gazzotti à sa précédente concurrence avec Tevita Tatafu et d’autres, qu’il a finalement devancés.
Ainsi, l’arrivée de Tom Willis pourrait coûter des minutes de jeu à Marko Gazzotti à son poste de prédilection, où il peut s’imposer avec le XV de France. Également, la question du salary-cap est présente. Pour l’instant, l’UBB se concentre sur le nouveau bail de Louis Bielle-Biarrey. Ensuite, Marko Gazzotti sera sans doute la priorité. Si la proposition faite à l’ancien Grenoblois est jugée décevante, la situation pourrait rapidement basculer et offrir de nouvelles perspectives au joueur.

6 heures ago
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