53 essais : les chiffres de l'attaque bordelaise donnent le vertige, mais attention au risque de chutes cet hiver

1 jour ago 17
Un dimanche en feu face aux Saints L’UBB a encore régalé en Champions Cup. Ce dimanche, face à Northampton Saints, Bordeaux-Bègles s’est imposé avec autorité, porté par un triplé de Salesi Rayasi. L’ailier fidjien confirme sa forme étincelante et grimpe à 9 essais toutes compétitions confondues. Mais au-delà de la performance individuelle, c’est un chiffre collectif qui interpelle : 53 essais inscrits cette saison par la ligne arrière girondine. Une statistique XXL qui raconte beaucoup du rugby proposé par l’UBB version 2025/2026. Rayasi, nouveau finisseur en série Vos matchs de rugby Toulouse/Sale et Bristol/Bordeaux à quelle heure et sur quelle chaîne ?Face aux Saints, Rayasi n’a pas fait dans la demi-mesure. Trois essais et une capacité impressionnante à conclure dans les espaces comme dans les zones saturées. Ce triplé n’est pas un coup isolé. L’ancien joueur du Super Rugby est devenu une véritable assurance tous risques sur les extérieurs bordelais. Puissant, rapide, efficace, il incarne parfaitement cette UBB qui cherche d’abord à faire mal ballon en main, quitte à multiplier les prises d’initiative. 53 essais : le chiffre qui dit tout Mais la vraie claque statistique est ailleurs. Avec son essai face à Northampton, Matthieu Jalibert en est désormais à 8 réalisations cette saison, tout comme Damian Penaud. Le Tricolore aurait même pu alourdir la note face aux Anglais, tant il s’est montré altruiste, préférant servir ses partenaires plutôt que de gonfler ses stats.50 points marqués, mais surtout une leçon d’efficacité : analyse du succès bordelais en Champions Cup Nicolas Depoortère (13 essais) et Louis Bielle-Biarrey (15) complètent un quatuor offensif totalement affolant. Additionnez tout cela, ajoutez Rayasi, et vous arrivez à ces fameux 53 essais, marqués par des profils différents, sur des actions très variées. Rares sont les clubs qui peuvent se targuer de marquer autant avec leurs 3/4. On pourrait aussi ajouter les 4 réalisations de Maxime Lucu, blessé, pour porter ce total à 57 réalisations pour la ligne d'attaque titulaire girondine. En attendant que Yoram Moefana, de retour de blessure, ne trouve aussi le chemin de la Terre promise. Une attaque qui ne vit pas d’un seul homme Ce chiffre a plusieurs lectures. La première est évidente : l’attaque bordelaise est ultra performante. Elle ne repose pas uniquement sur un numéro 10 inspiré ou un ailier supersonique. Jalibert marque, mais fait aussi marquer. Penaud finit, mais crée également pour les autres. Bielle-Biarrey profite des décalages, Depoortère casse les lignes plein champ. Cette diversité est la grande force de l’UBB.L’UBB s’affirme en Champions Cup, personne n'arrête Jalibert et ses potes ! Les essais viennent des lancements de jeu, du jeu au pied offensif, des turnovers joués à fond. Bordeaux marque de partout, contre tout le monde, et rarement par hasard. Mais une dépendance qui pose question La seconde lecture est plus inquiétante. Cette efficacité repose sur un noyau très identifié. Or, Jalibert, Penaud, Depoortère et Bielle-Biarrey seront très probablement tous appelés avec le XV de France pendant le Tournoi. Autrement dit, l’UBB pourrait se retrouver privée d’une immense partie de sa puissance de feu au cœur de l’hiver. La question n’est donc pas de savoir si l’attaque est performante, mais si elle peut rester aussi dangereuse sans ses leaders offensifs. Pour Bordeaux-Bègles, l’enjeu est clair. Le collectif devra compenser les absences par une montée en puissance des habituels remplaçants. Les systèmes, eux, ne changeront pas. Le staff continuera de prôner un rugby ambitieux, fait de vitesse et de prises d’initiatives. Une richesse… et un défi à relever Mais sans ses finisseurs maison, l’UBB devra peut-être apprendre à gagner différemment, avec plus de pragmatisme. En Top 14, cette période sera un vrai test de profondeur d’effectif. En attendant, Bordeaux peut savourer. Peu d’équipes en Europe affichent une telle répartition des essais. C’est une richesse énorme, presque un luxe. Reste maintenant à savoir si cette UBB saura transformer cette abondance offensive en régularité, même quand les étoiles seront en bleu. Réponse dans quelques semaines, quand les doublons feront, eux aussi, la différence.
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