En fait, ça ressemblait à quoi Stade toulousain – MHR sur cette saison de Top 14 ?

8 heures ago 17

Nous y sommes. Après dix mois de débats enflammés, le Top 14 2025-2026 connaît son ultime affiche. Le 27 juin prochain, dans la soirée, le Bouclier de Brennus reviendra au Stade Toulousain ou au MHR à l’issue de la finale disputée au Stade de France. Avant de prendre un repos bien mérité ou de rejoindre le XV de France en Océanie, les deux acteurs de cette rencontre devront décider d’un vainqueur. Quinze ans après l'unique finale qui avait opposé ces formations, remportée par Toulouse (15-10), le rendez-vous est pris.

Deux colosses aux dynamiques opposées

Cette saison, le Stade Toulousain a largement fini premier du classement général du Top 14. Assurés de disputer la phase finale en plein milieu du printemps, les Rouge et Noir ont pu gérer leur effectif comme bon leur semblait. Ils ont eu l’occasion d’obtenir une qualification directe en demi-finale, à Marseille, malgré des performances parfois très inquiétantes. Par exemple, ils ont essuyé un revers conséquent à La Rochelle (38-10), avec un effectif remanié mais compétitif, et ont été submergés par l’ASM Clermont Auvergne au Stadium (24-27), à la fin avril. Par ailleurs, sur les cinq dernières journées de Championnat, ils sont seulement la huitième meilleure formation de l’élite.

Dans le calendrier passé du Montpellier HR, tout n’a pas été rose, mais l’histoire est belle. Barragiste pour le maintien en Top 14, il y a deux saisons, ils étaient encore en difficulté sportive à l’automne dernier. Convaincants à la maison, avec des scores parfois très importants, ils passaient à côté de leurs matchs loin de l’Hérault et même, parfois, à la maison. Toutefois, la trêve internationale de novembre a remis les idées en place. Depuis, les hommes de Joan Caudullo sont un véritable rouleau compresseur. Ils comptent seulement trois défaites en 26 matchs, toutes compétitions confondues, soit un ratio de 88,4 % de victoires depuis le 22 novembre.

Le MHR dominant à domicile

Pour le premier match entre les deux formations, sur la saison régulière, la rencontre avait largement tourné à l’avantage du MHR (44-14) lors de la troisième journée. Le samedi 20 septembre dernier, les Cistes avaient décroché le bonus offensif face à une équipe du Stade Toulousain partiellement remaniée. Toutefois, les Rouge et Noir avaient un effectif plus qu’impressionnant, avec Thomas Ramos, Thibaud Flament, Julien Marchand, Jack Willis, Teddy Thomas et bien d’autres internationaux alignés. Pourtant, les locaux avaient roulé sur les Haut-Garonnais au Septeo Stadium.

Plus précisément, Yacouba Camara et ses coéquipiers avaient réalisé une grosse première période, avec 34 points inscrits en quarante minutes. Solides devant, ils s’étaient surtout exprimés à travers les fulgurances de leurs arrières avec des essais de Gabriel N'Gandebe (13ᵉ), de Tom Banks (20ᵉ) et d'Arthur Vincent (34ᵉ) pour alourdir l’addition. Ensuite, ils avaient complètement verrouillé la rencontre, assurant le bonus offensif avec un essai de Wilfrid Hounkpatin (79ᵉ) en toute fin de match. Au sol et en conquête, les Rouge et Noir s’étaient retrouvés complètement dépassés et avaient dû compter sur des touches jouées dans le camp héraultais pour aller dans l’en-but.

Le Stade Toulousain s’est rattrapé à Wallon

Lors du match retour, les joueurs d’Ugo Mola ont eu l’occasion de prendre leur revanche (45-29), le 28 mars dernier. À l’occasion de la vingtième journée du Top 14, les deux formations se sont retrouvées pour un match atypique à Ernest-Wallon. Juste après le Tournoi des 6 Nations, le Stade Toulousain avait massivement fait tourner. Quelques internationaux étaient alignés, mais la plupart étaient au repos pour préparer le huitième de finale de Champions Cup, face aux Bristol Bears. De son côté, le MHR avait aussi laissé de nombreux cadres au repos. Si l’on compare la feuille de match alignée en Haute-Garonne à celle de la demi-finale, seuls cinq joueurs coïncident du côté des Cistes.

Sur le pré, la réponse toulousaine a été impressionnante lors du premier acte. À la mi-temps, il y avait un avantage de 31 à 15 pour Léo Banos et ses partenaires. Thomas Ramos (6ᵉ), Paul Costes (35ᵉ) et un doublé de Paul Graou (14ᵉ et 32ᵉ) avaient pris leur responsabilité. Endiablés, ils avaient fait vibrer les Sept-Deniers. Néanmoins, la copie a été moins probante en seconde période. Sur les quarante dernières minutes, les deux équipes ont planté deux essais chacune et le banc héraultais avait fini par mettre sérieusement en difficulté les joueurs d’Ugo Mola. À dix minutes de la fin, les visiteurs étaient à moins de dix points des locaux, mais Thomas Lacombre (74ᵉ) avait mis un terme à leurs espoirs.

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