En juin 2024, en demi-finale du Top 14, Cyril Baille jouait un match qui allait changer la fin de sa carrière. Sur la seconde période de cette rencontre remportée face au Stade Rochelais (39-23), le pilier gauche du Stade Toulousain est sorti à la 49ᵉ minute de jeu. Au stade Atlantique, le première ligne ne quittait pas le terrain à la suite d’un changement arctique, mais à cause d’une terrible blessure.
Le calvaire de Cyril baille
Ce soir-là, Cyril Baille souffrait d’une fracture du péroné avec plusieurs ligaments arrachés au niveau de la cheville gauche. Le joueur aux 57 sélections avec le XV de France était resté près de six mois sans jouer. Cependant, même à son retour sur les prés, le pilier gauche n’affichait plus le même niveau de jeu. Il se démarquait des autres joueurs à son poste grâce à sa qualité technique ballon en main et à son appétence pour le jeu de mouvement, en plus de sa bonne tenue en mêlée et de son efficacité défensive.
Aujourd’hui, Cyril Baille connaît un moment en dedans dans sa carrière de joueur professionnel, après 225 matchs disputés chez les Rouge et Noir. Passé de titulaire à remplaçant sur la deuxième partie de saison 2024/2025, il a ensuite perdu sa place avec le XV de France. Avec le Stade Toulousain, il a observé un début de saison très compliqué. Il comptait seulement deux titularisations pour moins de 200 minutes jouées sur la phase aller du Top 14 2025/2026.
Retour en douceur au Stade Toulousain
Revenu depuis peu à un niveau plus compétitif, il compte presque autant de minutes jouées que sur la première partie de l’exercice en cours, depuis le début de l’année 2026. Auprès de RMC Sport, le joueur s’est exprimé sur ses sensations du moment. Si tout n'est pas très rose sur l'ensemble de ses soins, il a dévoilé un certain optimisme sur son état actuel. Il affirme notamment les mots suivants : “Aujourd'hui, le travail commence à porter ses fruits. Ainsi, j'espère de tout cœur finir fort sur cette fin de saison. Ça serait bien.”
Mais alors, de quel travail parle Cyril Baille ? Dans l’entretien accordé au média sportif, il confie qu’un tout nouveau programme a été mis en place, à l’automne. Après une rude défaite dans l’Hérault (44-14), le pilier a été écarté du groupe pour réaliser un travail spécifique. “En début de saison, on a eu une grosse discussion aussi avec Ugo (Mola). Après le match de Montpellier, notamment, où ça avait été compliqué. À partir de cette rencontre, des choses ont été mises en place”, indiquait-il depuis les tribunes d’Ernest-Wallon.
Une fin de carrière à négocier
Alors, le pilier droit qui a fait le bonheur du Stade Toulousain et du XV de France ces dernières années, risque-t-il de revenir à son meilleur niveau ? Sur ce point-là, le Haut-Garonnais calme les ardeurs de ceux qui l’attendent. Il réalise un ensemble de soins et d’exercices pour préserver son articulation, avec l’un des préparateurs physique des Rouge et Noir. Cependant, il se montre aussi moins confiant sur certains aspects. “Pierre Cantayre m'a sorti de là. On travaille beaucoup ensemble. Il m'a un peu tout fait reprendre à zéro, sur la force du mollet et la mobilité de la cheville, que j'ai quasiment perdue. Toutefois, sur ce dernier point, c'est rédhibitoire. À l’avenir, ça va aller en s'empirant.”
Néanmoins, le joueur originaire des Pyrénées compte s’accrocher tant qu’il le peut. “J'ai toujours des douleurs un peu récurrentes, mais sur le ressenti, c'est de mieux en mieux. Honnêtement, aujourd'hui, tous les voyants sont au vert”, notait le joueur au micro de RMC Sport. Cependant, il n’occultait pas pour autant les douleurs qui sont toujours présentes : “Finalement, certaines choses se sont installées. Par exemple, j'ai une arthrose post-traumatique qui a vraiment avancé et amène une douleur récurrente. [...] Maintenant, je dois faire avec. [...] Je me suis dit qu'il fallait serrer les dents et continuer d'essayer de donner ce que j'ai encore à offrir.”
Sous contrat avec le Stade Toulousain jusqu’à l’été 2027, le trentenaire ne parle pas encore de la retraite et confie faire “au jour le jour” avec sa cheville gauche. Lors de la prochaine Coupe du monde, dans 18 mois, il fêtera ses 34 ans. Un âge auquel un pilier gauche peut normalement toujours jouer, mais où une fin de carrière pourrait s’imposer comme une suite logique, pour un joueur au palmarès riche et qui a souvent donné en club et en sélection.

9 heures ago
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