"Trop habitués, toujours attendus, toujours visés" : titré en 1997, David Berty se livre sur le dernier quadruplé de Toulouse

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Il est l’un des symboles de la précédente génération dorée du Stade Toulousain : la flèche des Rouge et Noir David Berty, toujours meilleur marqueur du club avec 163 réalisations, s’est confié auprès du Rugbynistère pour évoquer le sacre du Stade Toulousain en 1997.

Cette année-là, Toulouse bat Bourgoin-Jallieu et s’offre un nouveau statut, en marquant de son empreinte l’histoire du club haut-garonnais.

Samedi, les hommes d’Ugo Mola pourront faire de même, même si, comme le confie David Berty, : "ce n’est plus du tout le même sport".

"L'humain reste l'humain"

Face à Montpellier, Toulouse est à nouveau donné largement favori et semble, selon les pronostiqueurs, se rapprocher d’un quatrième sacre d’affilée.

De quoi égaler cette génération portée par les Deylaud, Califano, Soula et Berty, derniers vainqueurs de quatre titres consécutifs du championnat de France sous la tunique des Rouge et Noir.

À l’époque, ils se hissent jusqu’au Stade de France en terminant 4e de la poule 1, en battant Narbonne, Colomiers et Agen en phase finale.

Un parcours auquel les joueurs étaient formatés dès le coup d’envoi de la saison. Après avoir soulevé le 14e titre de l'histoire du club, eh bien c'est un véritable passage à vide auquel il faut faire face.

Dans son cas, David Berty luttait alors sans trop le savoir contre des soucis de santé. Mais il affirme que malgré sa distance avec le vestiaire lors de la saison 1998, les choses étaient forcément différentes.

"La seule chose à laquelle on pensait, c’était de regagner un nouveau titre l’année suivante. Quelque part, on est rentrés dans l’histoire du club, c’était la seule chose qui changeait vraiment dans l’esprit du groupe. L’année d’après était forcément plus compliquée pour l’ensemble de l’effectif. Mais c’est difficile de maintenir ce niveau. On était trop habitués, toujours attendus, toujours visés. Mais je pense que c’est normal : les autres clubs se sont équipés et sont arrivés avec une nouvelle génération aux dents longues." David Berty pour le Rugbynistère.

2027 : l'année charnière pour Toulouse ?

Si l’année 1998 s’est ponctuée par un renouvellement de l’effectif du Stade Toulousain et la promotion de jeunes talents comme Fabien Pelous et Yannick Bru, ainsi que l’arrivée de Christian Labit notamment, l’effectif d’Ugo Mola pourrait-il suivre la même direction ?

Pas sûr, surtout avec une année aussi importante que celle qui arrive. Les Toulousains, qui composent en majorité le XV de France, vont aborder ce nouvel exercice avec en ligne de mire la Coupe du monde 2027.

Un objectif que beaucoup ont sans doute en tête. Mais ce n’est pas vraiment dans l’ADN du club de brûler les étapes : chaque chose en son temps. Et l’ancien trois-quarts aile se veut rassurant, estimant que les Toulousains sont avant tout focalisés sur la finale face à Montpellier.

"L’humain reste l’humain. Néanmoins, beaucoup ont différents objectifs à poursuivre, mais là je pense que tout le monde a la même chose en tête : la victoire samedi. Après ça, ils pourront penser à leurs objectifs personnels. C’est difficile, sur ce point-là, de nous comparer : les joueurs de maintenant sont bien plus préparés à switcher rapidement d’un objectif à l’autre." David Berty pour le Rugbynistère.

La clé pour la finale selon David Berty

On connaît les différences entre les deux finalistes, et celles entre l’ancienne génération et la génération actuelle, mais là où le Stade Toulousain d’aujourd’hui se distingue, c’est par sa faculté à jouer les ballons à la main.

Et selon la légende du Stade Toulousain, ce sera l’une des clés de la victoire finale face à Montpellier. Marquer des essais, d’autant plus en finale, pourrait galvaniser les troupes ; en tout cas, c’est comme ça qu’il voit les choses.

"Chaque joueur voudra apporter sa pierre à l’édifice, et dans ce registre, évidemment que les ailiers seront plus attendus. Maintenant, n’importe quel joueur aura envie de marquer un essai. Faire ça en finale, pour tout le monde, c’est le Graal. Si le ballon vole dans tous les sens, Toulouse l’emportera, il n’y a pas photo. Si on commence à jouer le jeu de Montpellier, ça risque d’être plus compliqué. Mais pour moi, il n’y a pas photo : s’ils jouent comme contre le Racing 92…" David Berty pour Le Rugbynistère

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