Malgré leur immense débauche d’énergie, les Bleues s’inclinent face à l’Angleterre (28-43)

10 heures ago 13

Les Françaises s’inclinent à nouveau face à l’Angleterre en finale du Tournoi des 6 Nations féminin sur le score de 28 à 43.

Mais quelle débauche d’énergie de la part des Tricolores, qui ont longtemps fait douter les intouchables voisines d’outre-Manche.

Les championnes du monde se sont souvent remises à leur malice et à un pragmatisme évidemment iconique. Les Françaises terminent deuxièmes du Tournoi des 6 Nations 2026.

Quelle intensitée !

Les Bleues avaient démarré tambour battant, avec la percée de Léa Murie qui bat trois Anglaises avant que Pauline Bourdon-Sansus ne s’offre son premier essai au quart d’heure de jeu.

Mais les Françaises ont ensuite subi l’expérience des Anglaises, qui, contre toute attente, ont tenté de casser le rythme par des fautes répétées, retardant la sortie des ballons pour l’arrière-garde tricolore.

Les contacts sont âpres, mais ce sont les Françaises qui dominent en conquête, guidées par l’immense Madoussou Fall, omniprésente en défense, qui soignent un peu plus leurs statistiques dans cette compétition avec une moyenne de 98 % de plaquages réussis.

À la mi-temps, les Bleues concèdent un retard de 19 points, mais restent toujours dans le match et vont le prouver dès le début de la deuxième période.

À la 54e puis à la 59e minute, les Bleues relancent leurs espoirs avec notamment le doublé de Pauline Bourdon-Sansus, précieuse en attaque pour le XV de France et qui n’a pas eu à démériter.

Anaïs Grando s’est elle aussi trouvée à la conclusion d’une belle offensive tricolore, profitant d’un bon décalage pour marquer son quatrième essai en sélection.

Essais toujours transformés par la botte de Carla Arbez (100%), qui s’est admirablement bien sortie de la pression des Red Roses.

Mais l’écart est trop grand entre les deux équipes : ces Anglaises se sont fait peur, mais infligent une nouvelle défaite aux Françaises sur le score de 28 à 43.

Elles marquent 6 essais sur leurs 7 incursions dans les 22 mètres françaises, une statistique qui en dit long sur le pragmatisme des championnes du monde en titre.

La malice britannique

Dans le jeu, les françaises ont étaient trés certainement meilleures, en compansant l'écart conséquent de niveau par une débauche d'nergie exceptionelle.

Poussant les anglaises à usé de malice, trois fois le jeu est arrêté pour eviter d'entrée en colision avec des Red Roses, restaient au sol pour casser le rythme.

L’occasion pour elles de dicter le tempo dans des moments clés, d’autant que le XV de France féminin est composé de nombreuses jeunes joueuses : sur le XV de départ, elles étaient huit joueuses de moins de 25 ans.

Pas une mauvaise chose pour Pauline Bourdon-Sansus.

« On a construit un nouveau groupe en quelques semaines et je suis très fière de ce qu’on a réussi à produire aujourd’hui. Ce sont les détails qui font la différence, on n’a pas été assez cliniques. Mais c’est un nouveau cycle, on a encore quatre ans pour arriver prêtes à la prochaine Coupe du monde. Avec l'arrivée de nouvelles joueuses on se pose moins de questions, en défense on s’envoie, le fait d’avoir un peu de jeunesse et de fougue nous apporte beaucoup d’énergie, et je suis vraiment très fière des filles. Je pense qu'on est sur la bonne voie. » Pauline Bourdon-Sansus au micro de France TV.

Fall, Champon et Murrie hors normes

Si Pauline Bourdon-Sansus s’est montrée des plus remuantes, certaines de ses décisions furent parfois un peu confuses. Difficile de jouer à la mêlée face à l’une des meilleures conquêtes du monde (si ce n’est la meilleure).

Mais force est de constater que les Tricolores ont su s’appuyer sur d’autres leaders, à l’image de Madoussou Fall-Raclot et Léa Champon, qui, à chaque prise de balle, ont dominé les collisions.

Léa Murie s’est d’abord exprimée en dévorant le moindre espace dans le premier acte, avec trois lignes cassées et cinq défenseures battues.

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