Le XV de France féminin entre en lice ce samedi 11 avril dans le Tournoi des 6 Nations 2026. Rendez-vous au Stade des Alpes de Grenoble pour le premier match des Bleues sous la direction de François Ratier. Face à elles, une Italie toujours dangereuse, même si la France fait figure de favorite au regard de l'historique récent entre les deux nations.
Une composition qui envoie un message
François Ratier a retenu 23 joueuses pour ce premier rendez-vous. Pauline Bourdon Sansus (71 sélections) et Gabrielle Vernier (58 sélections) apportent l'ossature expérimentée du groupe, aux côtés d'Assia Khalfaoui (37 sélections) et d'Alexandra Chambon (36 sélections).
Mais la grande nouveauté, c'est la présence de six joueuses sans aucune sélection sur la feuille de match : Mathilde Lazarko, Anaïs Grando, Pauline Barrat, Cloé Correa, Siobhan Soqeta et Aubane Rousset.
Cinq clubs alimentent ce groupe : le Stade Toulousain (7 joueuses), Romagnat (5), le Stade Bordelais (4), Grenoble (4) et Montpellier (1). Un équilibre qui reflète la densité actuelle de l'élite féminine française.
Crédit image : France RugbyCe que veut Ratier : menacer sur tout le terrain
En conférence de presse, le sélectionneur a posé les bases de son projet de jeu avec une clarté bienvenue. "Ce qu'on aimerait, c'est pouvoir apporter un peu plus de menaces sur l'ensemble du terrain, que ce soit des menaces verticales ou horizontales, ou les deux. Pouvoir menacer sur le champ profond, tout en gardant quand même la possession en majorité."
Un rugby complet, donc, qui rompt avec une tendance parfois trop prévisible observée par le passé. Ratier a aussi assumé le diagnostic sur les lacunes techniques : passe, plaquage, attitude au contact sous pression. Des fondamentaux retravaillés depuis son arrivée, avec le soutien demandé aux clubs.
Sept victoires sur huit depuis 2020
L'historique entre les deux équipes depuis 2020 penche très largement en faveur des Bleues. Sept victoires françaises pour une seule italienne sur cette période, avec des écarts souvent sévères : 45-10 en 2020, 39-6 en 2022, 39-3 en quart de finale de Coupe du monde la même année, 38-15 en 2024, 34-21 en 2025.
La seule victoire italienne remonte à septembre 2022, en match de préparation à domicile à Biella (26-19). L'Italie n'est donc pas une équipe à prendre à la légère, surtout sur ses bases, mais la tendance de fond est claire.
"Battre l'Italie d'abord, le reste après"
Ratier ne s'est pas perdu en projections. Sa réponse sur les ambitions du tournoi est directe : "On va essayer de battre l'Italie, déjà." Pas de discours sur l'Angleterre ou la finale avant d'avoir joué. Un match à la fois, avec l'objectif final de gagner le tournoi, mais sans brûler les étapes. Le sélectionneur a aussi identifié un axe tactique précis contre les Italiennes : réussir l'entame.
"Si dans les 20 premières minutes, on peut déjà casser leur objectif et les faire douter, on sera dans une meilleure position." Un plan simple, lisible, et qui colle à ce qu'on sait de l'Italie : une équipe qui monte fort en début de match, mais qui peut vaciller quand elle est bousculée tôt. Ce samedi à Grenoble, les Bleues ont rendez-vous avec leurs ambitions. Le coup d'envoi est à 13h25 sur France 2.

9 heures ago
12


















French (FR) ·